( AFP / SEBASTIEN BOZON )
Le géant des réseaux sociaux Meta a fait état mercredi d'un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes, plombé par des charges judiciaires, tout en augmentant encore ses dépenses massives dans l'intelligence artificielle.
La maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp a dégagé un bénéfice net de 15,85 milliards de dollars au 2e trimestre, en baisse de 14% sur un an, pour un chiffre d'affaires en hausse de 28%, grâce à un afflux de revenus publicitaires.
Ses dépenses ont bondi de 55%, gonflées par les investissements dans l'IA, une charge judiciaire non précisée de 2,4 milliards de dollars et le coût d'une importante vague de licenciements en mai. Le titre perdait plus de 7% dans les échanges électroniques après la clôture de Wall Street.
La publicité, qui représente la quasi-totalité des revenus du groupe, a rapporté 59,4 milliards de dollars sur le trimestre.
Meta a diffusé 14% d'annonces en plus sur ses plateformes, utilisées chaque jour par 3,6 milliards de personnes selon l'entreprise, et les a vendues 12% plus cher en moyenne.
"L'IA améliore notre coeur de métier, il rend nos applications plus pertinentes et offre de meilleurs résultats aux entreprises", notamment en affinant le ciblage des annonces, a déclaré mercredi Mark Zuckerberg lors de sa conférence aux investisseurs.
Car les investissements sans précédent dans la course à l'IA pèsent plus lourd que jamais : la marge opérationnelle du groupe est tombée de 43% à 31% en un an, et les marchés réclament de voir se concrétiser les promesses de rentabilité de la révolution IA.
Comme chez ses concurrents de la Silicon Valley, Meta bat en effet chaque trimestre ses records de dépenses en recherche et développement, pour financer la construction de gigantesques centres de données énergivores et le recrutement à prix d'or de chercheurs en IA.
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